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à vos questions

Livre, Le Musicien un Sportif de Haut-Niveau par Coralie Cousin
Le Musicien un Sportif de Haut-Niveau par Coralie Cousin

 

De l'échauffement au stress de la compétition avant un concours, Coralie Cousin, kinésithérapeute spécialisée, vous dit tout dans son livre le Musicien, un sportif de haut-niveau.
Destiné aux musiciens qui ont des douleurs dues à la pratique intensive de leur instrument, ce livre recèle de témoignages et conseils illustrés qui redonneront confiance à chacun.

Coralie Cousin

Coralie Cousin

Diplômée de kinésithérapie, Coralie Cousin est, depuis vingt ans, spécialisée dans la rééducation de la main du musicien.
Elle a ouvert son propre cabinet « Kiné des musiciens » à Paris tout d'abord dans le 13ème arrondissement et a soigné et conseillé plus de 3000 musiciens. En décembre 2016 elle transfère son cabinet, 5 cité Riverin dans le 10e arrondissement.
Elle est kinésithérapeute consultante auprès d'institutions reconnues : l'Ecole Normale de Musique de Paris et l'Orchestre National d'Ile-de-France.
Au travers de nombreux articles, conférences, interviews radio et télévision elle tente d'aider les musiciens et de prévenir les affections professionnelles des troubles musculo-squelettiques (TMS).

Vous êtes violoncelliste

Olivier Koundouno

Olivier Koundouno

© Photographie Laurent Smadja

Les pathologies spécifiques des violoncellistes

Conflit des l'épaules avec cervicalgies du violoncelliste

Les épaules du violoncelliste sont très sollicitées et les douleurs sous forme de contractures musculaires sont fréquentes, la projection de la tête en avant participe à ces tensions.
Soyez toujours attentif à bien régler la hauteur de la pique, de telle façon que les chevilles ne gênent pas le placement de la tête.
Certains professeurs demandent d'éloigner le manche de la colonne cervicale. Cela donne de l'ampleur car l'élève est obligé d'ouvrir son épaule gauche.
Des tendinites ainsi que des compressions vasculo-nerveuses peuvent parfois être diagnostiquées par les médecins.
Un rééquilibrage musculaire du dos et de l'ensemble de la ceinture scapulaire est alors indispensable.

L'inflammation des tendons de la main gauche du violoncelliste.

Lorsque la voûte au niveau de la main gauche est faible(l'annulaire et l'auriculaire qui s'affaissent) la main peut présenter des douleurs diffuses qui remontent dans les muscles de l'avant-bras. Il est alors indispensable de vérifier si la colonne du pouce a une bonne musculature intrinsèque.
Le travail en première position de la main gauche en extension est très contraignant, soyez donc prudent si vous avez des petites mains très laxes. Il est alors indispensable de ne pas tirailler la main dans des gestes répétés qui durent trop longtemps. Morceler son temps de travail dans ces positions est vital.

Tendinite du poignet droit du violoncelliste

Voir l'émission « La santé au quotidien »

Batterie mauvaise posture

Mauvaise position
Cette musicienne a un dos sous musclé,
en particulier les muscles sous l'omoplate.
Elle compense au niveau de son poignet droit, qui présente une tendinite avec début de rupture de son tendon.

© Illustrations C. Cousin

Violoncelle bonne posture

Bonne position
Cette musicienne a retrouvé son équilibre
grâce au renforcement musculaire de son dos, en particulier des muscles qui entourent l'omoplate droite.

Présenter les pathologies les plus spécifiques du violoncelliste permet d'attirer votre attention sur les contraintes physiques qui peuvent découler d'une pratique intensive du violoncelle dans de mauvaises positions.
Si vos symptômes correspondent à l'une des situations citées ci-dessus, ne vous inquiétez pas outre mesure, généralement les instrumentistes en guérissent !
Si à l'inverse vous ne vous reconnaissez dans aucune d'elles, ne méprisez pas votre douleur, prenez la tout autant au sérieux.
La douleur vous envoie un signal, réagissez et examinez plus attentivement votre organisation de travail à l'instrument.

Que faire

Apprendre à bien s'asseoir est capital au violoncelle.

Les coussins en mousse semi dure sont recommandés, cela soulage votre dos surtout si vous jouez sur une chaise d'église.
La pique doit être réglée de façon à permettre un emboîtement naturel de l'instrument sur la face interne des deux genoux sans que l'instrument repose en hyper appui sur le sternum.
Elle doit également être à la bonne hauteur pour éviter la projection de la tête en avant.

Certains professeurs recommandent d'orienter légèrement le violoncelle vers la droite. Ainsi, le travail sur la corde de « La » ne fatigue pas trop l'épaule droite.
Des exercices d'étirement d'assouplissement et de respiration avec et sans instrument sont indispensables afin de bien échauffer l'ensemble de la musculature du dos et de la ceinture scapulaire.

Lire l'article ci-dessous

Témoignages

Marina NGUYEN THE - Quatuor Léonore ; Professeur aux conservatoires de Levallois et Paris XIème.

Coralie Cousin est une kinésithérapeute passionnée qui a consacré sa pratique à soigner les pathologies corporelles spécifiques aux instrumentistes. Violoncelliste, je suis arrivée chez Coralie sur les conseils de Xavier Gagnepain avec lequel j'avais entamé un travail de remise en question instrumentale. Assez découragée, habitée par un fort sentiment d'impuissance, je ne parvenais pas, malgré un travail intensif, à me sentir bien avec mon instrument et à réaliser toute la musique que je souhaitais. J'étais en réalité très nouée et tendue corporellement sans le savoir; ma posture et mes gestes instrumentaux me limitaient et me fatiguaient, quand ils ne constituaient pas un contresens à mes aspirations !
Constamment à l'écoute, avec beaucoup de gentillesse et autant d'intransigeance, Coralie m'a progressivement rendue à des sensations corporelles justes et m'a appris à les intégrer dans mon travail quotidien.
Chaque séance m'apportait de nouveaux exercices, deux ou trois au maximum, parfaitement ciblés et adaptés à mes progrès. J'ai peu à peu récupéré l'énergie que je dépensais en gestes vains, et mon jeu a gagné en amplitude, en détente, en efficacité. Finies aussi les douleurs qui survenaient si souvent lors de répétitions un peu longues, douleurs auxquelles je m'étais presque habituée, les croyant « normales »... Ce travail trouvait idéalement son écho dans les leçons de Xavier, me redonnant du même coup un plaisir de jouer que je croyais disparu !
J'ai désormais à coeur de faire profiter mes élèves de cette dimension corporelle de leur apprentissage en l'intégrant à mon enseignement.
Le travail pour moi n'est pas terminé mais je m'en réjouis, tant j'apprécie les séances avec Coralie dont les compétences, l'engagement et la finesse psychologique m'inspirent toute confiance. Mention spéciale à Josette qui complète, éclaire et nuance des notions parfois complexes et un grand merci à toutes les deux de ce que vous faites pour les musiciens et la Musique.

Johanna Bolin : Élève à l'École Normale de Paris dans la classe de violoncelle de Geneviève Teulières-Sommer.

When I first met Coralie, I had been diagnosed 1,5 year earlier with Medial Epicondylitis (Golfer's Elbow) in my left arm. I had seen several doctors who had given the advice to stop playing the cello, since it was the reason of my injury.
Everybody told me maybe I wasn't supposed to be a musician. At this time I had started the 3rd year of my Bachelor degree to become a professional cellist. How come nobody could help me? Why did I have this pain?
However, I managed to finish my Bachelor, and went to Paris to give the cello a final year, a final chance.
When I had started school, I heard about this physiotherapist who comes once a week to treat the students. My first meeting with Coralie was a life turner.
Coralie was the first therapist who actually told me to play in front of her! Within less than a minute, she said “This is not a problem; you will be fine within 6 months”. Just that sentence made me trust her, and I started to see her every other week, where we worked together, with my instrument. Apparently I had been working a lot with my left shoulder by lifting it to help my arm to push down the strings, especially in high positions. This had instead put a lot of extra pressure on the tiny muscles in my elbow.
During this time, step by step, she opened my eyes. She started by making me feel my activated muscles. To know when I actually use my back, and when I don't. Then she went through everything; how I sit, keep my instrument, how every finger works at the finger board in different positions, how that is connected to my arm and back, how I can help using my stomach muscles and how to make a shift without using the wrong muscles. Basically she described everything in a way my teachers never had been able to. They wanted the same result, but with Coralies physical explanations and exercises, I could do it all without ruining my body.
The first time I really felt that all the hard work I had been doing was paying off, was about 3 months after our first meeting. I played a one hour solo concert, which was the best concert experience in my life. I could really feel my equilibrium, and could focus on making music, because my fundament was so safe that I didn't have to worry at all. I had never ever felt as much on top of my game – I didn't know it was possible. On top of it all, I hadn't had pain for over 2 months. That was when I realised I could be a musician anyway – my injury wasn't there to stop me anymore.

Article

© Photographie

Le musicien, un sportif de haut niveau

Revue Le violoncelle N°17 Association française du violoncelle  Décembre 2005