Un livre qui répond
à vos questions

Livre, Le Musicien un Sportif de Haut-Niveau par Coralie Cousin
Le Musicien un Sportif de Haut-Niveau par Coralie Cousin

 

De l'échauffement au stress de la compétition avant un concours, Coralie Cousin, kinésithérapeute spécialisée, vous dit tout dans son livre le Musicien, un sportif de haut-niveau.
Destiné aux musiciens qui ont des douleurs dues à la pratique intensive de leur instrument, ce livre recèle de témoignages et conseils illustrés qui redonneront confiance à chacun.

Coralie Cousin

Coralie Cousin

Diplômée de kinésithérapie, Coralie Cousin est, depuis vingt ans, spécialisée dans la rééducation de la main du musicien.
Elle a ouvert son propre cabinet « Kiné des musiciens » à Paris tout d'abord dans le 13ème arrondissement et a soigné et conseillé plus de 3000 musiciens. En décembre 2016 elle transfère son cabinet, 5 cité Riverin dans le 10e arrondissement.
Elle est kinésithérapeute consultante auprès d'institutions reconnues : l'Ecole Normale de Musique de Paris et l'Orchestre National d'Ile-de-France.
Au travers de nombreux articles, conférences, interviews radio et télévision elle tente d'aider les musiciens et de prévenir les affections professionnelles des troubles musculo-squelettiques (TMS).

Vos questions

  1. Pourquoi consulter un kinésithérapeute quand on est musicien ?
  2. Mon professeur me dit de pratiquer 5 à 6 heures par jour. Est-il possible de pratiquer autant son instrument sans faire souffrir son corps ?
  3. Comment structurer son temps de travail pour arriver au meilleur résultat ?
  4. En tant que flûtiste doit-on respirer avec tout son torse ou uniquement avec son ventre ?
  5. Je ne peux plus jouer mes pièces et j'ai des concerts dans quelques semaines, que dois-je faire car je ne peux pas les annuler ?
  6. Je suis/je ne suis pas sportif. Faut il faire un sport particulier quand on est musicien ?
  7. Comment trouver la bonne position instrumentale qui soit aussi la bonne sur le plan médical ?

Pourquoi consulter un kinésithérapeute quand on est musicien ?

Jouer dans une bonne position afin d'éviter de faire souffrir son corps.
Grâce à un premier entretien et un questionnaire spécifique, un bilan est établi sans et avec l'instrument.
Le kiné analyse la physiologie du geste, la capacité à dissocier le mouvement, la bonne dextérité des mains sur un corps tonique sans être crispé. En résumé, faire le bon geste avec le bon muscle.
Il est indispensable d'être en relation avec le professeur de musique car le travail du kinésithérapeute est complémentaire.

Mon professeur me dit de pratiquer 5 à 6 heures par jour. Est-il possible de pratiquer autant son instrument sans faire souffrir son corps ?

L'important est d'arriver à un meilleur niveau musical et technique dans le temps qui vous est imparti.
Si vous êtes obligé de jouer 5 à 6 heures par jour, morcelez davantage votre temps de travail, afin que la fatigue musculaire ne s'installe pas.
Les pauses sont essentielles. Au bout de 45 minutes de jeu, le corps a besoin de souffler. Une pause de quelques secondes à un quart d'heure est impérative. Ne jouez jamais plus d'une heure trente sans interruption sauf si le temps de la représentation vous y oblige.
Les musiciens confirmés parlent de qualité de temps de travail. Ils tournent autour de 4 heures par jour. Mais ils avouent tous qu'avant d'en arriver là, ils ont tous pratiqué intensément 5 à 6 heures (voir plus) par jour pendant de longues années.
Dans aucun cas, il ne faut faire souffrir son corps sans immédiatement en parler avec son professeur. L'important est de chercher de l'aide auprès de son kinésithérapeute après avoir consulté son médecin.

Comment structurer son temps de travail pour arriver au meilleur résultat ?

La concentration est le meilleur ami car elle élimine toute pensée non musicale.
La plupart des musiciens développent de simples exercices pour aider à la décontraction des muscles pendant cette période. C'est important de rester souple d'esprit et d'être à l'écoute du corps qui peut exiger de s'arrêter.
Les risques interviennent souvent quand le musicien exige de son corps une rentabilité. Par exemple pour passer un concours d'orchestre. Le corps n'est pas toujours capable de répondre à de telles exigences. Certains musiciens me l'avouent : « j'ai trop forcé »

En tant que flûtiste doit-on respirer avec tout son torse ou uniquement avec son ventre ?

Tous les instrumentistes jouant des instruments à vent ont des théories variées et parfois contradictoires concernant le placement du souffle.
Gardez à l'esprit que prendre son souffle est une affaire de poumons et de muscles qui servent à inspirer et expirer.
Cet acte physique est compliqué par la nature même de la production du son qui varie en fonction de l'embouchure de l'instrument et de la morphologie du musicien. Par exemple nous n'avons pas tous la même capacité pulmonaire.

Je ne peux plus jouer mes pièces et j'ai des concerts dans quelques semaines, que dois-je faire car je ne peux pas les annuler ?

Dans ce cas, il est indispensable d'être suivi régulièrement par un thérapeute qui garantisse, un bien être physique. Lire a ce propos la rubrique « témoignage » sur le site.
Les concertistes que je suis régulièrement font bien vite le calcul. Il est préférable de perdre un peu de temps en consultant régulièrement que d'être obligé d'annuler un concert et d'être arrêté 4 à 6 mois pour surmenage.

Je suis/je ne suis pas sportif. Faut il faire un sport particulier quand on est musicien ?

Les muscles gardent l'empreinte de la posture. Rester les bras en air pendant des heures avec violon, n'est pas très naturel. Déliez-vous, défatiguez vous par une activité physique qui vous fasse plaisir.
La natation et la course à pied restent les activités les moins onéreuses et très efficaces.
Le yoga, le tai-chi-chuan, les arts martiaux chinois apportent une détente aussi bien physique que mentale.
La méthode Alexander, la méthode Feldenkrais, la méthode Pilates sont très appréciées par les musiciens.

Comment trouver la bonne position instrumentale qui soit aussi la bonne sur le plan médical ?

Apprendre à répartir le poids de son instrument, qu'on le porte ou non, sans geste inutile, en s'aidant de trois règles de base: appuis stables, verticalité souple, et respiration adaptée à l'effort. Il s'agit avant tout d'un travail de vécu corporel et de la sensation qui requiert efforts et investissement personnel.
Savoir se détendre sans s'affaisser. Si avant de commencer à jouer, vous vous affaissez en effectuant une force d'appui de haut en bas avec votre tronc, il s'agit bien évidemment d'un défaut d'interprétation corporelle, qu'il faut corriger absolument. La plupart du temps, vous ne vous en rendez pas compte. Souvent, vous agissez ainsi en croyant vous détendre, mais c'est sans rapport avec une sensation physique travaillée.